dimanche 16 mars 2008

Campagne 2008 : Echanges citoyens 1

29/01/2008

La première réunion publique organisée par Bien Vivre à Marssac s’est déroulée le mardi 29 janvier sur le thème « Vivre à Marssac » avec comme axes majeurs, la démocratie locale et les associations.

Une première intervention reprend, pour explication, le montant global du budget pour les associations. Il est proposé de dissocier celui versé aux assocations de service public et les autres.

Michel Mienville, Maire sortant, précise que toutes les attributions se font sur des critères précis et une grille de décision en fonction de l’objet de l’association (service, formation/encadrement des jeunes, loisir ..), du nombre d’adhérents, ….

La mairie veut conserver l’initiative de la répartition des budgets, travailler en concertation, adapter les critères, mais ne souhaite pas déléguer cette responsabilité à un office municipal sujet à dissension au sein des associations. Le budget global attribué est limité par les capacités de financement de la commune …

Plusieurs questions sur des points divers:

  • Suppression du train de nuit : Marssac a la chance d’avoir une gare, mais la municipalité n’a pas la responsabilité des trains qui y passent ! Pour le train de nuit il s’agit d’une ligne nationale. Michel Mienville, précise que Marssac a participé à toutes les réunions sur le sujet …
  • Projet immobilier d’un particulier : La mairie avait déjà pris rendez vous avec les protagonistes (Information post réunion, ce projet est abandonné)
  • Chantier à côté de l’école : La mairie se rapproche des entreprises pour essayer de décaler les barrières qui empêchent les enfants de marcher sur ce trottoir (même si un passage piéton existe)

Une auditrice, récente Marssacoise, ne comprend pas l’insistance de Bien Vivre à Marssac sur la communication alors que les projets de développement durables sont plus importants.

Les membres de la liste Bien Vivre à Marssac sont tout à fait d’accord avec cette remarque. La démocratie locale doit être vue comme un outil au service, justement, de projet pour un dévelopement durable (qui fait l’objet d’un pan de la réunion publique suivante du 5 février).

Le thème suivant abordé longuement est l’endettement de Marssac à hauteur de 413€ par habitant. Que cela représente t’il ? Pourquoi un endettement ? Quel est son niveau ?

Michel Mienville, Maire sortant, fournit plusieurs précisions :

  • 413€ correspond à la dette totale (le cumul de toutes les dettes) de la commune issue des opérations passées (parfois depuis longtemps)
  • Une commune a trois sources de financement : l’impôt, les subventions et … les emprunts. Il y a 20 ans, environ 70% des budgets des communes étaient couverts par des subventions, aujourd’hui la moyenne se situe à 20% et l’impot ne peut pas, bien entendu, être augmenté tout le temps. Les emprunts (et donc la dette) représentent la marge d’ajustement du budget. A charge de la mairie de gérer au mieux pour éviter de destabiliser les budgets futurs.
  • Le niveau de la dette acceptable dépend du dynamisme de la commune et de sa capacité à faire progresser ses revenus c'est-à-dire pour un village comme Marssac à augmenter sa population.

La mairie parle de Maison des associations et de centre de loisirs ? Qu’en est-il de ce batiment ? Les associations ont-elles étés consultées ? Le coût est il raisonnable ?

Cette construction a une histoire particulière : propriété d’une personne agée seule, la maison a été acquise par la commune (sur sa demande) sur un mode ressemblant au viager. L’engagement moral de la mairie vis-à-vis de ce monsieur était que cette maison serve aux enfants.
En parallèle, la demande d’espace par le centre de loisirs était importante, poussée fortement par la direction de l’association. Quand la mairie a pris possession de la maison le projet d’origine était exclusivement un batiment pour le centre de loisirs mais plusieurs éléments sont intervenus :

  • Ce batiment ne serait utilisé que lors des périodes d’ouverture du centre de loisirs, ne serait il pas possible de l’utiliser à plein pour « rentabiliser » l’investissement ?
  • De subventions nouvelles étaient possibles si l’utilisation était plus large que pour une seule association

Dans ce contexte, la municipalité a réagi et a souhaité élargir le projet et proposer, en plus de l’espace pour le Centre de Loisirs indispensable, des salles de réunion, de rencontre et d’activité pour les associations. Il est à noter que cela libèrera deux salles de classe potentiellement nécessaires du fait de l’accroissement de la population.
Cette démarche a été lancée à l’initiative exclusive de la mairie en prenant en compte les besoins toujours exprimés par les associations. Elle permet d’assurer le financement d’environ 30% du batiment par des subventions.
Bien Vivre à Marssac s’engage à recevoir les associations en prévision de la mise à disposition des salles, il s’agira de répartir et d’organiser la réservation en fonction des besoins.

L’association « Comité des fêtes » exprime son regret sur le fait que le maire ne vient pas aux Assemblées générales du comité des fêtes … sauf à la dernière et qu’aucune réunion avec les associations n’a été organisée.

Concernant les Assemblées Générales d’association Michel Mienville précise que ce sont des réunions internes aux associations et que de ce fait, même si il est présent, il ne prend pas la parole par respect pour les membres. Par ailleurs concernant le Comité des Fêtes un adjoint avait délégation et donc devait participer à ces Assemblées Générales … sauf la dernière où l’adjoint en question n’était pas disponible. Ce mode de fonctionnement est valable pour toutes les associations.
Concernant la rencontre avec les associations, il s’agit d’un des objectifs de la réunion publique de ce jour. Dans ce sens il est demandé au représentant du Comité des Fêtes d’exprimer ses idées, ses projets et ses suggestions pour l’avenir . Ce dernier refuse.

Concernant la communication l’idée de panneaux lumineux d’annonce est lancée. Des participants s’interrogent sur le coût de ce type d’équipement et sur leur pertinence à Marssac.

Un projet de ce type a déjà été étudié à Marssac le coût est d’environ 15 000€ par panneau. Il s’agit d’un despoints à traiter par la commission qui sera mise en place dés l’élection (cf point « démocratie locale » de ce compte rendu). Les éléments à prendre en compte sont notamment, la capacité à animer ce type d’affichage, la possibilité de le financer pour partie par des publicités. A ce titre Michel Mienville fait remarquer que, par volonté, le bulletin municipal de Marssac est vierge de publicité. L’idée de fond étant de laisser les associations libres d’aller voir les commerçants de Marssac pour du partenariat en évitant de les pénaliser par les éventuels « dons » déjà faits au bulletin municipal.

Une question intervient sur le fait que dans le cadre du projet d’urbanisme le stade de foot doit être déplacé.

La description des projets d’urbanisme est le thème de la réunion du 5 février mais la municipalité précise que ce déplacement est compris dans la tranche n°4 du projet et que à ce jour seule la première tranche est à peu près finalisée. L’échéance est donc à plusieurs années. La mairie s’est quand même assurée d’une réserve foncière le cas échéant (espace réservé à cet équipement).
Le projet dès son lancement fera l’objet d’une commission spécifique qui impliquera tous les partenaires (dont bien entendu le foot).

Qu’en est il du projet de Dojo ?

Il est un constat que le Dojo à l’heure actuelle est trop exigu et « sur occupé ». Le projet actuel intègre cet équipement dans le projet de maison de retraite. Comme cela a déjà été fait, Bien Vivre à Marssac s’engage à tout faire pour réaliser dans les délais les plus courts possibles ce projet.

Un participant interpelle sur le fait que Marssac a trainé les pieds et perdu un an dans l’adhésion à la C2A et que ce délai a fait perdre des subventions et le centre de formation des apprentis. Ces arguments sont aussi repris par la délégation de la liste concurrente.

Michel Mienville rappelle que pour le centre de formation des apprentis en 2003 la mairie de Marssac a été consultée (même si elle n’était pas dans la C2A) et qu’il s’est occupé personnellement de ce dossier. La problématique était que le projet devait sous 3 mois trouver un terrain (du fait d’échéance de subventions européennes) et que, à cette époque, la mairie n’avait pas de réserve foncière (de terrain disponible). Un site avait été trouvé mais le propriétaire privé n’a pas voulu vendre, le projet est donc parti à Cunac SANS AUCUN RAPPORT avec l’adhésion ou non à la C2A.

Concernant le côté financier, au moment où se fait l’adhésion à une communauté des communes comme la C2A, le montant de la taxe professionnelle est gelé à l’année N-1 pour la commune en question. Dans l’avenir ce montant RESTE BLOQUE et ne change pas même si entre temps des entreprises s’installent, se développent ou si la Taxe professionnelle augmente. Tous les montants complémentaires vont à la communauté de commune. Dans ce contexte, en fonction du développement des entreprises sur Marssac avant l’adhésion retardée, la commune touche PLUS de subventions que si elle avait immédiatement adhéré. Le retard dans l’adhésion a donc permis d’augmenter le budget municipal au lieu de le diminuer.

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